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Auf dieser Seite findet man Texte, die etwas mit der Aufklärung zu tun haben: Eine Kritik an Sternhells Bild von Jean-Jacques, dann einen Bericht über einen Pfarrer, der im Südfrankreich des 18. Jahrhunderts wirkte. Dass Aufklärung nicht aktuell sei, hat man mir einmal telefonisch mitgeteilt.




Sternhell : petite erreur d'un grand historien

livresternhell
Récemment, j'ai lu deux interviews intéressantes au magazine le SPIEGEL: la première était une conversation avec le politologue et historien israélite Zeev Sternhell, qui affirme que le fascisme est toujours vivant - le ventre est fertile encore, disait Brecht - et que cette aberration appartient à notre civilisation. La deuxième interview, une semaine plus tard, avec un penseur russe, un certain Alexandre Dugin, était un article qui avait pour fonction, paraît-il, de prouver la thèse de Sternhell. On y reviendra.

Or, selon la théorie de Sternhell, on a, dans l'histoire moderne, deux mouvements fondamentaux, le premier étant né au Siècle des Lumières et préconisant une société au service de l'individu doué de raison; l'autre, se développant en même temps, qui voit au contraire l'individu au service d'une société, d'une nation. Cette opposition est quelque peu simplifiée, mais elle permet de classifier provisoirement épisodes historiques et tendances politiques depuis la Révolution française jusqu'à nos jours. En effet, ce qui est commun aux doctrines nationalistes, voire fascistes, c'est l'idée que l'homme doit son essence à la communauté de laquelle il fait partie. "Pour Herder [un des pères du nationalisme, selon Sternhell] la nation constitue un corps vivant, un organisme ayant un esprit, un caractère et une âme [...]" (1), l'invidu n'étant qu'un produit de ce corps vivant. Dans la langue de Hitler: "Tu n'es rien, ton peuple est tout."

Évidemment, Sternhell a d'autres critères encore pour caractériser le fascisme. Il est anti-rationaliste, contre l'universalisme des Lumières, contre l'humanisme, et ce refus d'une civilisation commune à tous les hommes, idéal des Lumières, unit les conservateurs nationaux, la droite religieuse (de

n'importe quelle religion), les communitaristes, les fondamentalistes de tout bord. Un exemple relativement nouveau de cette attitude Anti-Lumières est Alexandre Dugin. Selon le SPIEGEL, Dugin affirme qu'il y a une frontière culturelle entre l'Ouest et l'Est: "Oui, il y a une frontière entre civilisations, entre différentes cultures. [...] Y a-t-il une civilisation ou plusieurs? Y a-t-il des valeurs qui sont caractéristiques pour l'humanité entière? [...] Pour moi, c'est différent, et c'est là, notre différent. Mes sources sont des théoriciens des cultures comme Oswald Spengler, Arnold Toynbee et Nicolas Danilewski. [...] des sociétés différentes ont des valeurs différentes. Il n'y a pas de valeurs universelles. Celles qu'on prétend être universelles, sont en vérité la projection de valeurs occidentales. La civilisation occidentale est raciste, ethnocentrique. Chaque homme occidental est raciste, pas dans un sens biologique comme Hitler, mais au sens culturel." (2) Et bien sûr, "le conflit des cultures est inévitable". (3)

Ce n'est pas nouveau, dira Sternhell, et Spengler est de toute façon sur ma liste des Anti-Lumières. Sans connaître ce porte-parole du poutinisme, j'ai une réponse quasi-directe aux reproches de Dugin: "Il faut dire que reprocher aux Lumières d'être l'expression du sentiment de supériorité de l'Occident me paraît complètement faux. Il suffit de lire Montesquieu, Voltaire ou Rousseau. Les Lumières en elles-mêmes n'avaient rien d'impérialiste et n'affirmaient nullement la supériorité de l'Occident en tant que tel. Elles pensaient qu'il y avait des normes rationnelles, justes et valables pour tous les hommes partout dans le monde, à travers les âges, et que ce qui était bon pour un Parisien ou pour un Londonien devait l'être aussi pour un Africain ou un Chinois. C'est ça les valeurs universelles, et c'était ça le respect des hommes. Si un Français a le droit de se gouverner lui-même, il en est de même pour un Noir et un Jaune [...] N'est-ce pas là la quintessence de l'humanisme?" (4)

Les idées lamentables de Dugin - "liberté" est donc autre chose à Moscou qu'à Düsseldorf, et il faut comprendre les assassins islamistes IS, assassiner les impies, c'est leur culture - prouvent que la droite de n'importe quel pays n'est pas devenue plus intelligente, plus originale. La théorie de Sternhell permet en effet de reconnaître assez vite les ennemis de l'humanisme, un humanisme devenu politique au Siècle des Lumières. Sternhell a tout à fait raison quand il nous avertit du danger d'un nationalisme, d'un fascisme, du danger de toute théorie qui veut que les hommes soient déterminés et obéissants. "Mais la grande question de décider si le but de la société et de l'État est le bien-être de l'individu [j'ajouterais: de chaque individu] ou bien la défense de la civilisation et de la nation demeure actuelle."

Bien dit. J'ai un seul problème. Sternhell écrit: "De plus, quand j'ai lu sous la plume de Isaiah Berlin [...] que Rousseau était un des plus sinistres ennemis de la liberté dans l'histoire de la pensée, j'ai eu comme un choc [...]" (5) Pour Sternhell, Rousseau est un exemple resplendissant des Lumières défendeurs de la liberté.

Ce n'est pas le cas, hélas.

Jean-Jacques a dit des choses merveilleuses, certainement, mais aussi des choses qui ne sauraient plaire à Sternhell. Ceci, par exemple:

"Le corps politique, pris individuellement, peut être considéré comme un corps organisé, vivant & semblable à celui de l'homme. Le pouvoir souverain représente la tête; les lois & les coûtumes sont le cerveau, principe des nerfs & siège de l'entendement, de la volonté & des sens, dont les juges & magistrats sont les organes; le commerce, l'industrie, & l'agriculture, sont la bouche & l'estomac qui préparent la subsistance commune; les finances publiques sont le sang qu'une sage économie, en faisant les fonctions du coeur, renvoye distribuer par tout le corps la nourriture & la vie; les citoyens sont le corps & les membres qui font mouvoir, vivre, & travailler la machine, & qu'on ne saurait blesser en aucune partie, qu'aussitôt l'impression douloureuse ne s'en porte au cerveau, si l'animal est dans un état de santé." (6)

Ce texte est tiré de l'article ECONOMIE ou OECONOMIE de l'Encyclopédie, écrit par Rousseau. Non seulement que Rousseau utilise ici la métaphore de l'État-corps, dont les citoyens sont des membres qui dépendent du souverain-tête, la société qui résulte du contrat social est loin d'être une démocratie moderne. Car cet État qui est un corps vivant devient une personne avec sa propre volonté: "Le corps politique est donc aussi un être moral qui a une volonté; & cette volonté générale, qui tend toûjours à la conservation & au bien-être du tout & de chaque partie, & qui est la source des lois, est pour tous les membres de l'état par rapport à eux & à lui, la règle du juste & de l'injuste." (7)

Il est difficile de ne pas entendre dans ce paragraphe la propagande d'une dictature qui exige non seulement l'obéissance mais encore que les sujets soient "imbus des lois de l'état & des maximes de la volonté générale [...] à ne vouloir jamais que ce que veut la société." (8)

On ne doutera pas de la bonne volonté de Rousseau, mais personne n'est plus dangereux que celui qui veut réaliser le paradis terrestre. En effet, il ne fallait pas attendre très longtemps: Robespierre était un grand admirateur de Rousseau.

Le drame n'est pas que les Lumières aient provoqué une contre-attaque par des idéologues de la soumission, mais que les Lumières aient eu - aussi - des pensées comme celles-ci. Le Siècle des Lumières est plus complexe que ce qu'il paraît au permier abord. Ne simplifions pas trop.

______________________                            

(1) Zeev Sternhell, Histoire et Lumières. Changer le monde par la raison. Albin Michel 2014, 213
(2) DER SPIEGEL 29 / 2014, 121-122 (traduction)
(3) Ib. 122
(4) Sternhell, ib. 237
(5) Sternhell, ib. 217
(6) Encyclopédie s.v. Economie ou OEconomie, cité ds Armin Volkmar Wernsing, Licht und Lüge, Würzburg 2014, 303
(7) ib. 304
(8) ib.
305
Buchtitel


"Ein ebenso erhellendes wie provokantes Buch"
Bernhard Windisch, Nürnberger Nachrichten, 12. Februar 2015


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Tarbes_Archives


EIN FRAGEBOGEN VON 1783: ÜBER DIE UNGLEICHZEITIGKEIT

Es ist bloß Neugier. Durch Zufall stieß ich auf einen Hinweis, der eine Quelle angab, welche sich in den Archives Municipales der Stadt Tarbes (Hautes Pyrénés) befindet. Es handelt sich um einen Fragebogen von elf Seiten, den der Bischof an alle Gemeinden seiner Diözese gerichtet hatte und der vermutlich dazu diente, die Verwaltung des Bezirks zu vereinheitlichen. Wenige Jahre vor der Grande Révolution geben die Antworten eines Pfarrers aus einer kleinen, unauffälligen Landgemeinde Aufschluss über die Verfassung eines solchen Provinzortes der Bigorre. Das Dokument wurde freundlicherweise von Michel Gozard fotografiert und mir zur Verfügung gestellt. In der folgenden Darstellung werden die Fragen in eckigen Klammern nummerieiert und d handschriftlich paginierte Seite des Originals angegeben.

Es handelt sich um das Dorf Auriébat (Gers), etwa 30 Kilometer nördlich von Tarbes in der Nähe des Adour gelegen, heute eine sehr kleine Gemeinde von 295 Einwohnern. Auriébat ist vermutlich eine spätantike Gründung (villa) in der provincia Novempopulana. Zur Zeit der Befragung stellt sich das Dorf als eine Streusiedlung [9, 610] von 600 bis 700 erwachsenen Einwohnern [13, 611] dar, die fast ausschließlich von der Landwirtschaft leben; der Pfarrer berichtet vom Mangel an Handwerkern (Maurer, Schmiede, Weber, Schneider), die hier offensichtlich nicht ihr Auskommen finden: Der einzige Korbflechter lebt von der Anfertigung von Wiegen [15, 612]. Rechtlich ist das Dorf abhängig von einem Seigneur Lamarque, der in der Gemeinde wohnt und die Gerichtsbarkeit ausübt [5, 610], die höhere Instanz ist das Parlament von Toulouse [6, 610]. Die Steuern werden von der Intendanz in Auch erhoben, die Wald- und Wasserrechte werden von Tarbes aus verwaltet [7, 610].Der Pfarrer, der die Fragen beantwortet, nennt sich Dominique Depierris. 1783 ist er 62 Jahre alt, 1746, mit 25 Jahren zum Priester geweiht, in der Gemeinde Auriébat seit 1749. Er stellt sich folgendermaßen vor:
 
Quel est le nom & surnom du sieur Curé; son âge; son diocèse; est-il gradué; depuis quel temps est-il Prêtre; & depuis quand travaille-t-il dans le Ministère?
[1, 609]
Dominique Depierris, 62 ans, né dans cette diocèse; prêtre depuis 1746, gradué, ayant toûjours travaillé dans le ministère.
.

Depierris erhielt die Weihe vom Großmeister des Malteser-Ordens, Emmanuel Pinto, trat jedoch nicht in denselben ein, sondern wurde Weltpriester [2, 609]. Wir werden sehen, dass er ein genauer Beobachter ist, offen für das geistige Leben seiner Zeit, soweit es zu ihm dringt, nicht ohne Humor und Ironie.

Zunächst ist es interessant, was der Bischof - über die Angaben zur Person hinaus - eigentlich wissen wollte. Von den insgesamt 45 Fragekomplexen befassen sich 15 unmittelbar mit der Verwaltung von Einkünften und Ausgaben der Gemeinde, andere Fragen, zum Beispiel die, ob zweimal die Messe gelesen werde, nehmen darauf Bezug. Einen weit geringeren Umfang als die Klärung der Finanzen haben Fragen zu Personen und Einrichtungen der Gemeinde und zu deren innerer Verfassung; immerhin geben die ausführlichen Antworten des Pfarrers einen guten Einblick in das dörfliche Leben.

Berichten wir also zunächst über die finanziellen Verhältnisse der Pfarrgemeinde. Im Gebäudeinventar befinden sich die Kirche und das Pfarrhaus. Über die Kirche erfahren wir wenig, außer dass ihr Schiff auf Kosten der Gemeinde repariert wurde [41, 618]. Sehr viel ausführlicher äußert sich Depierris über sein Pfarrhaus: Es ist zweistöckig, genauso groß «en longueur, largeur et hauteur» wie die Kirche; im Erdgeschoss befinden sich ein Speicherraum (Kornspeicher, Weinkeller), eine Küche, ein Speiseraum sowie Büroräume; auf der Etage ist ein großer Saal (salle de compagnie) und vier Schlafräume mit Abstellräumen (bouges) und zwei «cabinets». Ergänzt wird das Anwesen durch eine Scheune, Ställe und einen Garten - insgesamt eine recht behagliche Wohnsituation, die davon zeugt, dass es um die Einkünfte des Pfarrers nicht schlecht bestellt ist, denn er vergisst nicht zu erwähnen, dass er das Pfarrhaus erneuert (rebâti) und auf seine Kosten erweitert hat [42, 618]. Weitere kirchliche Gebäude gibt es nicht, auch kein Hospital, kein Schulhaus.

Die Einkünfte der Pfarrei beruhen natürlich im Wesentlichen auf dem Zehnten, der dîme. Depierris beziffert das Aufkommen mit 800 bis tausend Livres [28, 615], wovon neun Teile an ihn gehen, ein Viertel geht in die Gemeindekasse (fabrique), drei weitere vermutlich an die Diözese. Das kann ich nicht deutlich entziffern. Allerdings sind das nicht die einzigen Einkünfte des Pfarrers. Auf drei Häuser seiner Wahl bezieht er eine Art Grundsteuer in voller Höhe; und im übrigen gibt es auf einzelne Dorf-Viertel eine Fülle von Einzelrechten verschiedener Besitzer. Insgesamt dürften 4150 Livres an den Pfarrer gehen [8, 610] , der auch schon einmal einen Prozess gegen die Einwohner geführt hat, die ihm seinen Anteil an dem Zehnten für die Mais-Ernte streitig gemacht hatten. Depierris ist kein schlechter Geschäftsmann und achtet auf die Ablieferung:

Fait-on les diligences nécessaires pour faire payer les personnes qui lui sont redevables ?
[33, 616]

oui.

Allerdings bezahlt er zwei Vikare und hat ihnen das gesamte «casuel» abgetreten, eine an den Feiertagen erhobene Abgabe, die allerdings wohl wenig einträglich ist [18, 612]. Daher klagen die beiden Vikare auch über die geringen Gebühren für die Messe (10 sous): In der Nachbardiözese Auch sind die Gebühren höher (12 sous).

Ein Problem für Depierris ist die Anwesenheit eines weiteren Kirchenmanns in seiner Gemeinde, dem er herzliche Antipathie entgegenbringt. Dieser bezieht eine Präbende aufgrund seiner Titel und Rechte, welche von Depierris angezweifelt werden. Aus diesem Grund fällt auch die Schilderung des 47-jährigen Konkurrenten recht negativ aus: Er liest nur sein Brevier und wohnt sonntags der Messe bei [19, 612]. Der Rechtfertigung der großzügigen Einkünfte des Pfarrers dient wohl der Vergleich mit dem tatenlosen Kirchenmann: Dass diesem Menschen die ganze dîme eines Dorf-Viertel zusteht, empört den Berichterstatter sichtlich [43, 618].

Die Verwaltung des Teils, der in die Gemeindekasse fließt, folgt den Regelungen. Es wird öffentlich einmal jährlich Bericht erstattet, verantwortlich ist ein für ein oder zwei Jahre gewählter Marguillier. Er besitzt auch einen der drei Schlüssel des Tresors, der allerdings nur die Akten enthält; das Geld behält der Marguillier aus Furcht vor Diebstahl in seinem Hause [40, 617].

Dem Pfarrer ist verständlicherweise daran gelegen, seinem Bischof ein geordnetes Gemeindeleben vorzuführen. So wird der Gottesdienst gemäß den Vorschriften abgehalten, der Katechismus in Anschluss an die Messe erteilt, damit die von weither kommenden Kinder an dem Unterricht teilnehmen können [21, 613]; die Register sind in sorgfältiger Ordnung: «Je réponds de l'exactitude et du bon ordre des registres des baptêmes & mariages et des registres mortuaires écrits séparément, depuis que je suis chargé de les dresser. il y a des lacunes dans les années précédentes; et les plus anciens ne remontent qu'à l'année 1638.» [25, 614]. Der Friedhof wurde 1778 visitiert [27, 614], die Gemeindekasse ist sorgfältig geführt [29, 615], [31, 615] und jedes Gemeindemitglied hat Zutritt zu der öffentlichen Versammlung des Rats [30, 615].

In der Gemeinde wirkt eine Hebamme, die auch befähigt ist, im Notfall die Taufe zu spenden [26, 614], angesichts der Kindersterblichkeit und der weiten Wege zwischen den Behausungen keine überflüssige Befähigung. Allerdings blickt der Pfarrer ein wenig ironisch auf die sonstige Qualifikation: «il y a une sage-femme assés habile pour administrer le baptême; et prétendant que c'est là la partie la plus essentielle de son art, elle ne craint point de l'exercer, quoique très ignorante dans l'autre partie».

Auch eine Schule gibt es. Dazu erfährt man:

«il y a un maître d'école payé par ceux des habitants qui ont à lui envoyer des enfants, auxquels il enseigne à prononcer des mots écrits et à en écrire de mal orthographiés [...] il y a aussi une espèce de Maîtresse d'école qui assemble quelques filles dans une maison de maître, pour leur faire ses leçons» [23, 613], [24, 614]. Der abwertenden Beschreibung entnimmt man, dass das Bildungsniveau nicht allzu hoch ist - freilich bleibt es bemerkenswert, dass überhaupt ein rudimentäres Schulwesen installiert ist. Es scheint jedoch keine kirchliche Einrichtung zu sein, sonst wäre der Bericht ausführlicher und positiver. Der Unterricht für Jungen findet in einer «salle commune» statt, der für Mädchen bei einem (wohlhabenden) Bürger («maison de maître»). Dem Pfarrer ist wohl eher an der Moral gelegen, denn er vergisst nicht zu erwähnen, dass die 40 Jungen und die Mädchen in der Schulzeit keinen Kontakt miteinander haben [24, 614].

Seinen Schäfchen stellt der Pfarrer, was deren Sittsamkeit betrifft, das beste Zeugnis aus: Von der Erlaubnis, auch in außerordentlichen Fällen die Absolution zu erteilen, hat er «rarement eu occasion d'en faire usage» [3, 609]. Er bescheinigt den Angehörigen der Gemeinde «bonté», «candeur», «droiture» und «amour du travail» [14, 611], was auf ganz idyllische Verhältnisse schließen lassen könnte, wie sie die Literatur des 18. Jahrhunderts häufig beim Landvolk heraufbeschwört oder Greuze in seinen Bildern inszeniert. Dominique Depierris ist weniger romantisch. Er führt die Tugendhaftigkeit auf zwei Ursachen zurück: «L'intérêt propre pourrait bien être le premier mobile de ce goût» und auf den Mangel an Gelegenheit: «ils ont très peu de vices; parce qu'étant isolés en familles dans leurs maisons dispersées», unterliegen sie nicht den Versuchungen, die ein «fréquent commerce réciproque» produziert. Das scheint ein durchaus realistisches Bild. Daraus folgt, dass auch das religiöse Leben frei ist von überschwenglichen Vorstellungen und Eiferertum; eine nicht genehmigte Bruderschaft gibt es hier nicht: «il n'y a jamais eu de confrérie; parce qu'on a prévu, sans doute, qu'il y auroit nécessairement des abus» [36, 618]. Eine besonders schwierige Aufgabe hat der Pfarrer unter diesen braven Landleuten gewiss nicht. Über ideologische Fragen wird hier nicht gesprochen, über Geld schon.

Es scheint, dass sie neuere Methoden des Ackerbaus anwenden - die betreffende Passage [15, 612] ist allerdings nur zum Teil lesbar. Es muss hier unentschieden bleiben, inwieweit die neuen Verfahren Einfluss gehabt haben. Der erwähnte Maisanbau - noch heute eine charakteristische Ackerpflanze der Gegend - lässt auf Viehwirtschaft schließen. Weniger modern geht es auf anderem Gebiet zu. Im Formular des Bischofs taucht - auf den ersten Blick überraschend - die folgende Frage auf:

Quel est l'usage de la Paroisse pour les Orages? y fait-on des Exorcismes ou autres Prières différentes de ce qui est prescrit par le nouveau Rituel?
.
[22, 613]
Pendant les orages on sonne les cloches: aussi le clocher et les sonneurs ont-ils été foudroyés deux fois depuis moins de cinquante ans. nous serions foudroyés nous mêmes par les habitants, si nous voulions empêcher cette sonnerie.

Die Frage des Bischofs, wie man sich bei Gewitter verhalte, ist ein Modernitäts-Test. Selbstverständlich ist die Erfindung des Blitzableiters durch Benjamin Franklin auch in Südfrankreich bekannt; liegt sie doch fast 40 Jahre zurück. Wie alles Neue unterliegt seine allgemeine Einführung beträchtlichen Widerständen.

Dabei war die Elektrizität eine ausgesprochen modische Energie. Depierris fährt fort: «je voudrois inspirer plus de confiance en un para-tonnerre électrique que je m'occupe à faire dresser sur notre clocher très élevé: mais afin qu'il leur parût doué de quelque vertu, il faudroit qu'il fût consacré par quelque bénédiction dont les physiciens n'ont pas témoigné faire assés de cas jusqu'à présent». Die Reaktion des Pfarrers auf dieses ländliche Beharrungsvermögen ist nicht ohne Ironie: «Nous faisons toujours, au reste, les exorcismes et les prières, le rituel à la main: aussi jusqu'à présent avons-nous été garantis personnellement de la foudre.»

Diese, bereits von Dominique Julia zitierte Passage ist ein hübsches Beispiel für die Ungleichzeitigkeit von Bewusstseinsständen. Wenige Jahre vor der Revolution, die auch für diese Region einschneidende Veränderungen bringen wird, herrscht hier, zumindest an der Oberfläche, die Ruhe der Tradition. In wesentlich dramatischerer Form können wir den historischen "time lag" in unseren Tagen miterleben.


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NICHT AKTUELL : AUFKLÄRUNG
Manche glauben ja, oder behaupten es einfach, dass die Aufklärung nicht aktuell sei. Dann schauen wir einmal:

"Englisch-Leistungskurs einer Klasse 12. Die Schüler beschäftigen sich mit einem Bericht zum Thema 'Fracking' - und in einsprachigen und zweisprachigen Wörterbüchern suchen sie nach 'to encourage', 'to doubt' oder 'irrestible'. Avancierte nützen Tablets und konsultieren 'Leo', ein internetbasiertes Wörterbuch. Der Unterricht besteht aus Vokabelrecherche und dem Vergleich der jeweiligen Fundstücke. Man kommt nicht dazu, die 25 Textzeilen inhaltlich zu erfassen, zu paraphrasieren oder gar zu diskutieren. Die Lehrerin ist sehr zufrieden, wie 'versatile' die Schüler die neuen Medien nutzen, Wortbedeutungen 'hinterfragen' und nicht gezwungen sind, sich mit zufällig gewussten Wörtern zufriedenzugeben. Stures Pauken von Vokabeln und Patterns sei 'megaout', erklärt sie; es gehe um die Effiziens der textbezogenen Datenbeschaffung." (Klaus Ruß, "Das Gymnasium - Ruine einer Utopie?" in FAZ, 6. 11. 2014, S.8)

Man muss nicht meinen, diese Lehrerin, die sich so gründlich über den Sinn und das Ergebnis ihres Unterrichts täuscht, sei besonders unintelligent. Bis auf das Wort "megaout", das ihrem eigenen Wortschatz entstammen dürfte, zitiert sie nur, was man ihr über das Unterrichten erzählt hat, vornehmlich, dass er messbare Effizienz zu produzieren habe. Hier kann man messen, wieviele Wörter die Schüler nachgeschlagen haben. Dass man Texte nicht behandelt, um Wörter nachzuschlagen, sondern um sie, die Texte, zu verstehen und mit dem Verstandenen etwas anzufangen, kommt ihr deshalb nicht in den Sinn, weil man sie mit Worthülsen wie "Effizienz" besoffen gemacht hat, was sie unfähig macht, die Absurdität ihres Lehrerhandelns zu erkennen. Aber das beifällige Nicken ihres Schulministers und der gesamten aktuellen PISA-Pädagogik wird ihr zuteil: - Ein paar Monate später könnten wir ihre Schüler, die mit besten Noten das Abitur bestanden haben, in der Universität antreffen:

"Die G8-Studierenden sind durchaus in der Lage, Theorien angemessen wiederzugeben, wenn diese zuvor sprachlich einfach dargestellt worden sind. Die eigenständige Erschließung von Theorien aus einfachen wissenschaftlichen Texten (zum Beispiel Karl Popper) fällt den meisten Erstsemestern allerdings schwer; die Erschließung von Thesen aus historischen oder syntaktisch komplexen Texten (Humboldt, Hegel, aber auch Comenius) bedarf erheblicher Unterstützung. Bei mehrdimensionalen Texten bereitet sogar eine angemessene eigensprachliche Reproduktion Schwierigkeiten. Die Texte können in der Regel nicht komplex, systematisch vollständig und in eigenen Worten zusammengefasst werden. [...] Ein Text wird nicht als Herausforderung verstanden, sondern als Dienstleistung: Textschwierigkeiten werden als Problem des Textes aufgefasst, nicht als Defizit im eigenen Können. Bei den Unterstreichungen, zumeist mit Marker, einfarbig, fällt auf, dass beinahe alles hervorgehoben ist, also keine Bedeutungshierarchien optisch markiert werden (- zum Beispiel nach These, Begründung, Beispiel, immanente Gliederung 1., 2., 3., und so weiter). Eine textnahe Wiedergabe des Gedankenganges ist (selbst bei eigens hierzu konstruierten Texten) eigenständig nicht mehr möglich: Es fehlt dazu die Fähigkeit zum strukturellen Analysieren des Textes; die fremde Begründungslogik wird nicht nachvollzogen. Stattdessen werden dem Text unterstellte Meinungen referiert, die schon in der Analyse mit eigenen Meinungen abgeglichen werden. [...] Auffällig ist, dass die Studierenden keine Fragen haben: Ihnen ist kaum etwas ein Problem. Sie kommen nicht mit einer Fragestellung an die Universität, sondern mit Erwartungen. Sie haben keine Fragen und suchen daher nicht aktiv nach Antworten. Vielmehr erwarten sie, dass ihnen etwas angeboten wird, was sie (vielleicht/vielleicht aber auch nicht) interessieren könnte. Gibt man einen Text und fragt, was die Studierenden an diesem Text interessiert, bekommt man keine Antwort. Die G8ler erwarten, dass man ihnen mit einem Text auch die Fragen präsentiert." (Volker Ladenthin, "Generation G8" in: Profil, September 2014, S. 16-21)

Ladenthin führt die erschütternde Unmündigkeit seiner Studenten auf die Verkürzung der Gymnasialzeit, also auf die Jugend der Studenten zurück. Es stimmt wohl eher, wenn man den Unterricht unter die Lupe nähme, den sie erhalten haben. Leute, die Lateinkenntnisse bei Studierenden der romanischen Sprachen für überflüssig halten, finden den Unterricht, wie Klaus Ruß ihn schildert, wohl richtig gut. Na klar, die fürsorglich vor Überforderung geschützten Schüler und Studenten merken ja erst später, dass sie dumm gemacht wurden aus lauter Fürsorge. Das ist kein neues Rezept der Politik: Herrschaft verkleidet sich gern als Schutz.

Ein Student berichtet: "Ich besuche derzeit ein praktikumsbegleitendes Seminar, in dem ich lernen soll, wie man Menschen möglichst effizient 'führt' und konditioniert, denn das sei die Kompetenz des modernen Lehrers. [...] Das soll wohl möglichst erlebbar gemacht werden, denn der Dozent behandelt uns nicht wie Menschen, sondern eher wie kleine zu dressierende Hündchen, die an seiner Weisheit teilhaben dürfen. Ich habe eher das Gefühl, man solle Teil einer Gewaltkette werden, indem man genau denselben Vorgang später auf seine Schüler zu übertragen versucht. Das Gruseligste ist aber, dass den meisten Kommilitonen an dem Seminar nichts negativ aufstößt. Stattdessen bastelt der Großteil fröhlich Plakate, auf denen sie [die Seminarteilnehmer] sich wie eine Ware, einen Artikel in Szene setzen, um auf dem "Markt der Möglichkeiten" in eine (der möglichst leistungsstärksten) Lerngruppen aufgenommen oder besser eingekauft zu werden. Es scheint schon tief internalisiert, sich als Produkt aufzufassen und seine angeblichen Kompetenzen in hohlen Phrasen auf ein Blatt zu schmieren, ohne Brechreiz zu bekommen."

Aufklärung ist der Ausgang des Menschen aus seiner selbstverschuldeten Unmündigkeit, sagt Kant. -   "Aufklärung, das ist ja nicht aktuell". Ach so?

(wird fortgesetzt)  
 
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