____________________________________________________________________________________________________

.

Les constructeurs de ruines
Sherlock en Corse (A. Lacassagne)
  Un auteur inconnu: Robert Chasles (Armin Volkmar Wernsing
   Comment l'empathie est-elle possible? (Armin Volkmar Wernsing)

  Sur Nicolas Fréret (avw)

  Ein Fragebogen von 1783: Über die Ungleichzeitigkeit (Armin Volkmar Wernsing)

Les moi

Nathalie Wernsing actrice

Vient de paraître: Michel Gozard, Jésus?

Les constructeurs de ruines
.

  Liens
____________________________________________________________________________________________________
 
 

SHERLOCK EN CORSE par A. Lacassagne
 

 
.. Il est difficile de passer sous silence et de laisser inécrit les histoires qui n'ont pas abouti encore et qui sont restées en suspens. Cela est vrai aussi pour le combat acharné qu'a mené notre ami Holmes contre le Napoléon du crime, Moriarty que nous voyons provisoirement descendu par notre vaillant détective sur l'île de Beauté. Et son frère également, dont nous ignorions l'existence. Grâce au récit magistral et en tous points véridique - presque - de notre cher Ugo Pandolfi nous sommes à même de suivre une des aventures les plus audacieuses du détective anglais et de découvrir une page inédite de sa vie. Mon collaborateur corse Ors'Anton qui a pu accompagner les deux pendant leur itinéraire, m'a confirmé en détail l'histoire racontée dans ce livre magistral qui n'aurait pas vu le jour, il est vrai, sans que Pierre-Paul Battesti y ait mis toute son érudition.
Un seul détail doit pourtant être corrigé. Pandolfi se trompe en me faisant participer à la réunion de criminologues du 19 novembre 1893: ces jours-là, j'étais retenu par l'affaire du prisonnier de 70 ans qui s'était jeté dans la cage d'escalier de la prison Saint-Paul et qui était soupçonné d'avoir abusé d'une fillette de neuf ans. On sait que, grâce à mes méthodes encore tenues sous les verrous, on a pu innocenter le septuagénaire tragiquement décédé.
Néanmoins, il nous reste à saluer un beau livre qui ne réconforte pas seulement notre curiosité, mais qui complète heureusement l'histoire d'un grand homme.
Alexandre Lacassagne, médecin légiste, Lyon
....Ugo Pandolfi, La vendetta de Sherlock Holmes. Collection «Les voyageurs oubliés» (Pierre-Paul Battesti) Paris: little big man 2004
.
.
UN AUTEUR INCONNU : ROBERT CHASLES

                 Armin Volkmar Wernsing
 
 
 

                C'est le motif le plus fort que je connaisse, la curiosité pure et simple, qui m'a
                amené, un jour, à ouvrir un roman en deux tomes qui portait le titre: «Les Illustres
                Françoises». Je crois que j'ai déniché l'exemplaire chez mon libraire à Fribourg,
                dans les années soixante. En effet, rien n'oblige à la lecture d'un auteur dont on a
                oublié le nom, dont on ne possède aucun portrait et dont on ne sait pas très bien
                quand il a vécu. Il est né à Paris en 1659, cela semble établi, mais la date de sa
                mort? Mystère. Même l'orthographe de son nom n'est pas sûre. J'adopte ici celle que
                Frédéric Deloffre a choisie pour sa réédition de l'oeuvre en 1959, la seule d'ailleurs
               depuis 1780. Après, c'est le grand silence blanc. Récemment, j'ai fait une petite
                recherche sur internet, où, dit-on, on trouve tout. En effet, il y a deux sites où
                Chasles est mentionné, mais les indications qu'on peut y relever sont bien maigres.

                Il ne faut donc pas absolument connaître Robert Chasles, puisque tant de savants,
                tant de critiques littéraires l'ignorent. Je n'ai pas l'intention de leur faire la leçon. Il est
                toujours malaisé de justifier son ignorance, c'est vrai, mais le manque d'intérêt est
                déjà plus compréhensible. Que diriez-vous, si on vous proposait un livre en ces
                termes:

                »Der illustren Frantzösinnen wahrhafte Geschichten, worinnen man in sehr
                besondern und ganz verschiedenen Charakteren eine große Anzahl seltener und
                außerordentlicher Exempel von schönen Manieren und Galanterie der Personen
                eines und anderen Geschlechts dieser Nation findet« - ?

                Il s'agit de la traduction allemande de Johann Friedrich Riederer, de 1728, édition que
                je n'ai pu consulter. J'avoue que, à l'époque des mauvaises manières et du
                »one-night-stand«, un tel titre n'est pas particulièrement alléchant. La curiosité a des
                limites. Lorsque par contre, n'ayant rien d'autre à faire, on commence à feuilleter un
                livre et à le trouver intéressant, c'est autre chose. Que les histoires de Chasles
                soient «véritables» ou non, peu importe, d'autant moins que presque 300 ans nous
                séparent de l'auteur, de ses personnages et de son argument publicitaire. Il est vrai
                que Chasles ne se lasse pas de nous faire croire à la réalité des événements qu'il
                raconte; mais si leur localisation à Paris (au lieu de les situer dans un pays
                imaginaire), si la citation de quelques noms repérables dans l'histoire française était
                déjà tout ce que l'auteur pouvait nous offrir pour satisfaire notre besoin naïf de
                réalisme, ce serait bien peu et nous laisserait sur notre faim.

                Quel est donc le secret de l'écrivain qui incite à lire un texte datant de 1713 et dont le
                style semble parfois suranné? Où les discours interminables foisonnent? C'est en
                premier lieu, je pense, la complexité des personnages qui fait qu'ils sont des
                inconnus pour eux-mêmes et qu'ils n'arrêtent pas de se découvrir des facettes
                surprenantes, voire inquiétantes. Dans la préface aux «Illustres Françoises»
                Chasles annonce l'histoire qui va suivre, de cette façon:

               «Celle de Des Frans fait connoître que, quelque fonds qu'une femme puisse faire
                sur sa propre vertu, elle doit être toujours en garde, & cela avec d'autant plus de
                soin, qu'elle a de beauté & de mérite, parce que c'est ce qui est cause qu'on
                l'attaque plus opiniâtrement; & que tôt ou tard, elle peut être la dupe de sa propre
                confiance: elle [l'histoire] fait voir aussi à quelle extrémité un amour outragé peut se
                porter.»

                Il est normal qu'un auteur du 18e siècle s'exprime en termes quelque peu
                moralisateurs. C'est un aspect du sujet, ce n'est pas tout. Il y a une deuxième
                lecture possible.

                Quand Des Frans, le narrateur de l'histoire que vous allez lire (peut-être), sort de
                chez son amante future en se disant: «Je la quittai tellement changé & pensif que je
                ne me connaissois pas moi-même.», cela peut paraître une formule toute faite, un
                lieu commun de la littérature romanesque. Vous avez raison. Mais que dire lorsque
                Des Frans se trouve tout d'un coup transformé en bourreau sadique, doté d'une
                haine qu'il ne se connaissait pas du tout? «Je me faisois un plaisir cruel de repaître
                mes yeux d'un spectacle si barbare & si touchant. Quel changement! Je me suis
                mille fois demandé à moi-même où j'avois pû trouver tant de cruauté pour une
                femme que j'avois idolâtrée, & que j'idolâtrois encore?»

                Nous sommes bien loin d'une psychologie simpliste et affirmative qui nous assure
                que tel personnage est la bonté même, tel autre la méchanceté achevée. Le
                narrateur se demande à tout instant qui il est, et c'est également le cas pour Silvie,
                l'héroïne, dont le caractère reste énigmatique jusqu'à la discussion des dernières
                pages du récit. Le problème que Chasles nous invite à résoudre se résume en trois
                mots: Qui sommes-nous? Voilà quand même une question intéressante qui donne
                aux personnages à la fois du relief et le flou de l'incertitude. Qu'on se frotte les yeux!

                Cette imprécision explique les longues justifications, les déclarations, les
                explications, les discussions: être «moi» n'est pas une chose simple, mais une
                tâche. L'individu du 18esiècle, à peine éclos, se retrouve être à la recherche de
                lui-même, et cela sans arrêt. Le problème se complique encore quand les autres
                s'en mêlent. Un multiple jeu de reflets et d'apparences s'établit alors (jusque dans la
                structure du livre). Ce qui hier était une certitude, ne l'est plus aujourd'hui; le monde
                est un terrain de sable mouvant. Il n'est pas facile de s'y maintenir, et les pièges sont
                partout. On ne s'étonnera pas de la recherche des valeurs sûres et durables: la
                naissance surtout. On fait bien de se méfier du reste, des contrats, de l'argent. Il
               n'est pas sans ironie que la naissance, elle non plus, n'est pas une garantie. La
                première rencontre de Silvie et Des Frans a lieu lors du baptême d'un enfant trouvé,
                et Silvie, quoique «bien née», en est une elle-même. On vera ce que ça donnera.

                Reste une difficulté pour le lecteur moderne: le style ampoulé. Silvie et Des Frans
                parlent comme s'ils avaient préparé leurs discours de longue main et comme s'ils
                les récitaient par coeur, point par point. Pour se dire bonjour, ils déploient toute la
                panoplie d'une rhétorique qui nous paraît démodée, ils expriment leurs sentiments
                avec une minutie quasiment cartésienne. Louis XIV qui avait fait de sa vie (au moins
                de celle qu'il affichait publiquement) une mise en scène perpétuelle, a dû parler de
                cette façon, même en privé, par habitude. Ayons donc un peu de patience; la lecture
                ne serait pas le plus mauvais exercice pour la réapprendre.

                Il serait bien dommage si un tel texte moisissait dans les bibliothèques. Et il est
                dommage qu'il soit si peu connu des Allemands. Que feu Monsieur Riederer me
                pardonne la deuxième tentative de traduire le conte et d'abuser du subjonctif
                allemand. Je n'ai qu'une seule excuse: c'est un travail amusant.

.
.
.
SUR NICOLAS FRÉRET
 
L'auteur de la jolie phrase qui se trouve à la première page du site, était historien, géographe, grammairien et membre de l'Académie de Inscriptions. Il est né à Paris le 15 février 1688 et mort le 8 mars 1749. La citation est extraite de la «Lettre de Thrasybule à Leucippe», texte clandestin des années vingt et jamais publié de son vivant. Pour cause: Fréret y soutient avec une logique implacable que toute religion est pure fantaisie et contraire à la raison.

Si l'on croit son collègue Jean-Pierre de Bougainville (non, ce n'est pas le voyageur fameux), qui fit son éloge huit mois après la mort du savant, Fréret n'était pas le personnage agréable, sociable qu'on l'eût cru quand on a lu ce qu'il dit sur la plaisir de la conversation. Selon Bougainville, Fréret avait acquis «une rudesse extérieure qui pouvoit rebuter d'abord. Quoique sensible à la contradiction, il n'avoit pas sur lui-même assez d'empire pour l'épargner aux autres. [...] La dispute l'emportoit souvent trop loin.» - Harcèlement post mortem? On ne le saura pas.

Heureusement, ce qui reste de Fréret, ce n'est pas son tempérament irascible et son esprit de contradiction, mais ses idées. C'est pourquoi je mets ici la citation complète:

«Ainsi il n'a fallu d'autre motif, pour former des sociétés, que le plaisir que nous trouvons dans la compagnie et dans le commerce des autres hommes, avec lesquels la parole nous donne la facilité de converser, c'est-à-dire de leur communiquer non seulement nos sensations, comme font les animaux, mais encore nos perceptions les plus délicates. Le désir de ce commerce est si naturel que nous ne pouvons en être privés sans ressentir l'ennui inséparable de la solitude totale, lequel forme une situation très douloureuse.»

C'est bien dit, au moins.

(avw)
.
.
.
COMMENT L'EMPATHIE EST-ELLE POSSIBLE ?
 
Armin Volkmar Wernsing

 
1. L'enfer, c'est les Autres
Dans la plupart des pays, l'enseignement des langues étrangères est partie intégrante de la scolarisation. Encore faut-il pouvoir dire à quoi sert un tel enseignement, qui exige, de la part de l'élève, un travail assidu. Mis à part l'argument d'une utilité primaire (savoir se commander une boisson dans un pays étranger...), la compréhension interculturelle joue un rôle de tout premier ordre dans les programmes. Ainsi, le Ministère de l'Éducation nationale définit:
 
L'apprentissage d'une langue étrangère étant connaissance d'une ou de plusieurs autres cultures, il donne accès à d'autres usages, à d'autres modèles de pensée, à d'autres valeurs. Apprendre une langue étrangère, c'est apprendre à respecter l'autre dans sa différence, c'est acquérir le sens du relatif et l'esprit de tolérance, valeur d'autant plus nécessaire aujourd'hui que la communauté du collège tend de plus en plus à devenir une communeauté multiculturelle.

Programme Les langues vivantes étrangères au collège: www.education.gouv.fr/sec/progcol/prcol9.htm


Le programme de la Rhénanie-Westphalie déclare que la «la compétence d'action interculturelle» est l'objectif majeur de tout apprentissage d'une langue étrangère:
 

Sie [die Schüler] sollen im Sinne des interkulturellen Lernens in der Lage sein, die kulturelle Bedingtheit von Haltungen und Einstellungen zu erkennen, anderen Lebensformen, kulturellen Verhaltensmustern und Wertsystemen offen und tolerant zu begegnen sowie die eigenen Haltungen und Einstellungen kritisch zu hinterfragen, kulturelle Missverständnisse zu antizipieren und Strategien zu entwickeln, daraus entstehende Konflikte zu bewältigen.

Les élèves doivent être en mesure, dans le sens d'un apprentissage interculturel, de reconnaître la relativité culturelle d'attitudes et d'opinions, de rencontrer ouvertement et avec tolérance d'autres modes de vie, d'autres comportements et d'autres valeurs, de relativiser leurs propres attitudes et opinions, d'anticiper les malentendus dus à la différence culturelle et de développer des stratégies pour atténuer des conflits qui peuvent y avoir leur origine.

Ministerium für Schule und Weiterbildung, Wissenschaft und Forschung des Landes Nordrhein-Westfalen, Richtlinien und Lehrpläne. Französisch (1999), 9


Si, à l'époque de la communication globale sans frontières, savoir s'exprimer dans une langue étrangère et savoir comprendre ce que dit le locuteur étranger est une nécessité universellement reconnue, un tel objectif ne saurait être réalisé sans le concours d'attitudes favorables à ce dessein; dans les deux pays, ces attitudes doivent être developpées par un enseignement approprié qui ne se contente pas d'une simple transmission de connaissances linguistiques. Le mot-clé de la «tolérance», (un concept quelque peu ambigu) apparaissant dans les deux textes, vise un comportement pacifique souhaité: la compréhension mutuelle.

Or, la réalité des sociétés multiculturelles ne correspond pas tout à fait à ce désir qui se situe dans la tradition du Siècle des Lumières. Des deux côtés du Rhin (et ailleurs, bien sûr) les incidents à caractère franchement xénophobe se multiplient, inutile de les énumérer. Il est très facile de désigner un coupable: c'est toujours l'autre. Christian Jelen par exemple, qui essaie d'expliquer les causes de la violence indéniable dans les quartiers «sensibles», a trouvé:
 

Les jeunes violents ne représentent encore que 5 à 10 % des moins de vingt-cinq ans, mais leur nombre augmente rapidement. Dans une forte proportion, ce sont des Français issus des immigrations maghrébine et africaine, culturellement mal assimilés, socialement mal intégrés et mal aimés.

Christian Jelen. La guerre des rues. Plon 1999, 233-234


Formule d'autant plus simpliste qu'elle pourrait se traduire par la constatation banale que le danger vient de la différence. Et ce n'est même pas tout à fait erronné, puisque la violence éclate régulièrement là où les différences sont proches, où sont entassés des groupes d'ethnies différentes. Les quartiers résidentiels sont aussi les quartiers calmes; il y a assez d'espace. L'erreur réside dans l'idée de chercher la cause de la violence dans les seules différences culturelles. Elles ne sont qu'un exemple, certes le plus voyant, d'un problème beaucoup plus étendu. Au fait, n'importe qui peut devenir ennemi et par conséquent victime d'une agression et n'importe quoi peut en être le déclencheur. Regardons ce petit fait divers:
 

Mord an einem Obdachlosen
Stralsund. Im Prozess um den Mord an einem Greifswalder Obdachlosen hat das Landgericht Stralsund gegen die drei Angeklagten Haftstrafen zwischen sieben und zehn Jahren verhängt. Die Richter sahen es als erwiesen an, dass die jungen Männer den 42-jährigen Eckhardt Rütz in der Nacht zum 25. November 2000 aus niederen Beweggründen getötet hatten. Trotz der "nicht zu überbietenden Brutalität" und einer "Schlächtermentalität" habe man sich für verhältnismäßig milde Urteile entschieden, sagte der Vorsitzende Richter.

Assassinat d'un SDF
Stralsund. Au cours d'un procès contre trois inculpés qui avaient assassiné un SDF de Greifswald, la Cour a prononcé des peines de détention entre sept et dix ans. Les juges étaient convaincus que les jeunes hommes avaient tué Eckhardt Rütz, 42 ans, dans la nuit du 25 novembre 2000, pour des motifs abjects. Malgré la brutalité incroyable de leur action et la mentalité de bourreaux des accusés, la Cour a prononcé une peine relativement légère, commente le président.

Rheinische Post, 9. 6. 2001


Le hooliganisme donne un autre exemple de la gratuité de la différence; il suffit d'être supporter d'un autre club pour être attaqué, pour être déclaré non adversaire, mais ennemi. L'explosion des conflits à détermination religieuse et ethnique dans les pays de l'ancienne Yougoslavie, une fois le joug d'un régime dictatorial étant tombé; l'hostilité entre Wallons et Flamands en Belgique, à caractère social et linguistique à la fois montrent que la nature de la différence ne joue aucun rôle pour que l'agressivité se produise. Autrement dit: «l'autre» paraît être une construction du moi pour donner une cible à son agression toujours présente, construction qui a besoin de très peu de fondements dans la réalité, ce qui expliquerait la facilité avec laquelle des images d'adversaires prétendus peuvent être produites et imposées pour créer une hystérie collective.

Il est peut-être utile, à cet endroit, de se rappeler les travaux de deux savants éminents du siècle dernier. Sigmund Freud, dans un ouvrage de 1921, a décrit le phénomène de l'aversion qui existe entre groupes d'ordre différent:
 

Nach dem Zeugnis der Psychoanalyse enthält fast jedes intime Gefühlsverhältnis zwischen zwei Personen von längerer Dauer - Ehebeziehung, Freundschaft, Eltern- und Kindschaft - einen Bodensatz von ablehnenden, feindseligen Gefühlen, der nur infolge von Verdrängung der Wahrnehmung entgeht. [...] Nächstverwandte Völkerstämme stoßen einander ab, der Süddeutsche mag den Norddeutschen nicht leiden, der Engländer sagt dem Schotten alles Böse nach, der Spanier verachtet den Portugiesen.

D'après le témoignage de la psychanalyse, presque chaque relation sentimentale étroite et de longue durée - mariage, amitié, parenté - contient un fond de sentiments négatifs et hostiles, qui n'échappe à la conscience que grâce au refoulement. [...] Des peuples intimement apparentés se détestent mutuellement, l'Allemand du Sud ne supporte pas l'Allemand du Nord, l'Anglais calomnie l'Écossais et l'Espagnol méprise le Portugais.

Sigmund Freud, Massenpsychologie und Ich-Analyse. Studienausgabe, Bd. IX, Frankfurt a.M. 1974, 95


L'ambigüité des rapports humains s'exprime d'autant plus clairement que les rapports sont étroits; la seule présence sentie suffit pour produire des constructions mentales auxquelles l'agression peut se fixer. Ce fait justifie un certain scepticisme quant aux idées romantiques d'une société multiculturelle. L'hostilité latente est dangereuse dans la mesure où elle est sous-jacente et inconsciente - nous verrons que cela est la limite et la chance des efforts pédagogiques démandés à l'école.
 

     Conduite agressive sur autoroute
 
Tout le monde peut vérifier quotidiennement l'agression «normale». L'hypothèse que l'agressivité est innée et donc peu influençable, nous vient de Konrad Lorenz, dont le livre «Das sogenannte Böse» a fait un malheur lors de sa parution en 1963. Selon Lorenz, l'agression est fonctionnelle et importante pour la survie d'une espèce; elle peut tout de même dégénér, surtout chez l'homme:
Vor allem aber ist es mehr als wahrscheinlich, daß das verderbliche Maß an Aggressionstrieb, das uns Menschen heute noch als böses Erbe in den Knochen sitzt, durch einen Vorgang der intraspezifischen Selektion verursacht wurde, der durch mehrere Jahrzehntausende, nämlich durch die ganze Frühsteinzeit, auf unsere Ahnen eingewirkt hat.

Il est plus que probable que l'excès nocif d'agressivité qui est encore aujourd'hui notre héritage malheureux a été causé par un procès de sélection à l'intérieur de l'espèce qui a influencé, transformé nos aïeux durant plusieurs dix mille ans, pendant le paléolithique entier.

Konrad Lorenz, Das sogenannte Böse. Wien 1964, 64

Si cette théorie tient debout, et il y a peu de chances de l'ébranler par l'expérience, une (ré-)éducation qui essayerait de s'attaquer directement à ce fond d'agression, serait vaine. En réalité, jusqu'alors, toute tentative de changer l'homme a échoué de façon catastrophique. Chassez le naturel, il revient au galop. Le partage de l'homme, ce sentiment que «l'enfer, c'est les autres» n'est pas corrigible.

Une toute autre question est la construction de l'image que l'on se fait de l'autre. Car là, il s'agit d'un procès cognitif, capable d'être admis à la conscience. On doit tout de même être prêt à concéder que l'image que j'ai d'autrui est ma construction et non «la réalité», un premier pas pénible à faire. L'idée qu'on se fait de ce qu'on voit est la construction de notre cerveau et non la représentation fidèle de l'image reçue par les yeux. L'expérience est une interprétation du monde.

 
Ce résultat mène à penser que la réalité extérieure, en occurence la disposition des points noirs sur la surface de l'écran ou du papier, est tout au plus le déclencheur d'une activité mentale qui dote le signal reçu par les yeux d'une signification. Seulement, l'expérience n'est pas un stock de souvenirs purement cognitifs. La mémoire conserve en même temps toute la biographie affective. Un individu qui ne brille ni par l'esprit ni par l'attrait physique, frustré par l'insuccès, par la défaite continuelle que lui réserve le monde environnant, voit peut-être autre chose que ceux qui sont avantagés et contents de leur vie; autrement dit, la construction cognitive est souvent au service de pulsions dont on n'a pas connaissance et qui, par là, sont difficiles à maîtriser. La caricature bien connue de Soulas fait allusion à ce regard déterminé par une conviction antérieure:

 
Image tirée de: Kramer / Kramer / Prinz / Weilhard, Reflets de la France. Berlin 1990, 138
 

Comme on ne voit pas toujours ce qu'il y a à voir, il n'est pas erronné, mais bien optimiste de penser que
 

Konstruktivistisch gesehen, fördert interkulturelles Lernen die Fähigkeit und die Bereitschaft, die Viabilität eigener Wirklichkeitskonstruktionen und Mythen nicht nur an interindividuellen Konstruktionen der Eigengruppe, sondern auch an solchen fremdkultureller Gruppen zu überprüfen.

Du point de vue constructiviste, l'apprentissage interculturel favorise la compétence et la volonté de vérifier la viabilité de ses propres constructions de la réalité et de ses mythes en les comparant non seulement au constructions inter-indivuelles de son propre groupe mais aussi à celles du groupe culturel étranger.

Michael Wendt, Konstruktivistische Fremdsprachendidaktik. Tübingen 1996, 32


L'effet d'une confrontation avec une différence peut être aussi tout à fait le contraire, surtout dans un milieu où la xénophobie est parfaitement viable. Ces groupements ont justement pour fonction d'empêcher une vérification qui pourrait ébranler un système d'idées toutes faites qui repose souvent sur une base de données extrêmement restreinte.
 
 
 

2. Comment nous voyons autrui

Même s'il est moins agréable de corriger ses préjugés que de les confirmer, la situation n'est pas sans espoir. Je dois ce qui suit essentiellement aux recherches du docteur Jean Decety, Lyon.

Jusqu'alors, nous n'avons pas parlé d'empathie, phénomène pourtant facilement observable. L'empathie semble être plus élémentaire que la connaissance. Dans un certain sens, l'empathie est la condition préalable de la connaissance. S'il faut faire des efforts pour connaître, il faut être motivé de faire cette démarche. Intérêt, curiosité, l'insuffisance d'être enfermé dans sa propre individualité ou la défaillance narcissique: il y a une gamme de dispositions qui peuvent amener quelqu'un à ouvrir son esprit et à vouloir faire la connaissance d'autrui. Et là, il est bon de savoir que partager les émotions d'autrui est une réaction très naturelle. Dans ce sens, l'empathie est à l'origine d'un acte gratuit, d'une décision qu'on peut prendre ou non.

On sait que la capacité de partager les émotions avec autrui n'est pas le propre de l'homme, de nombreuses espèces animales en sont capables. Cela ne demande nullement l'accès à la conscience, mais un mécanisme de transmission et des zones cérébrales similaires qui peuvent être stimulées par l'expression des émotions d'autrui.
 

Lorsqu'un nouveau né entend un autre bébé pleurer, il a tendance à pleurer aussi. Cette observation connue de toutes les puéricultrices témoigne de la présence d'un mécanisme - instinct inné - qui serait le précurseur de l'empathie chez l'homme.

Jean Decety, Naturaliser l'empathie. Munuscrit sous presse, 9

Cette réaction n'apparaît donc pas à la suite d'une construction mentale, mais elle peut, plus tard. très bien servir de base à un raisonnement selon lequel l'autre est comme moi. «Cette dernière fonction est spécifiquement humaine.» (Decety, ib). En effet, ce «raisonnement» (conscient ou non) implique la notion du moi qui permet de me distinguer du reste du monde et en même temps celle de la similitude qui permet par exemple d'interpréter l'expression du visage même de personnes qui appartiennent à une autre culture. Je suis toujours Jean Decety:
 
De nombreux psychologues ont montré l'existence de l'expression faciale d'émotions primaires innées et universelles (i.e. la colère, le dégoût, la peur, la joie, la tristesse, la surprise, le mépris, la honte). Les plus grandes différences apparaissent entre les cultures dans l'expression publique des émotions et dans la fréquence avec laquelle leurs membres expriment ces émotions, en parlent et agissent sur elles. Mais les émotions de tous les membres de notre espèce se jouent sur le même clavier inné.

Decety, Naturaliser l'empathie, 9-10


Les racines de l'empathie et, ultérieurement, de la compréhension d'autrui sont donc dans la constitution de notre appareil cérébral, qui est un fait naturel et non le résultat d'une enculturation. Cela ne veut pas dire que l'empathie, pour qu'elle se développe, n'ait pas besoin d'être encouragée et «entraînée».

Reste à savoir comment nous percevons l'autre. Si la réaction des nouveaux-nés est surtout un phénomène de résonance dû à un stimulus approprié, l'empathie exige la perception d'autrui comme être doté d'intentions régulièrement différentes des miennes. La première théorie pour expliquer ce phénomène serait celle des perturbations et conviendrait parfaitement au constructivisme. Selon elle, l'apparition de quelque chose de nouveau dans mon champ de perception engendre un état de déséquilibre auquel le moi répond par une construction, une théorie permettant de retrouver un nouvel équilibre. On attribuerait donc des pensées, des attitudes, des croyances, des désirs à autrui par la voie d'une construction mentale de l'autre.
 

Une alternative [à cette explication cognitive de l'empathie] a été proposée par Harris [1992] sous le nom de théorie de la simulation. L'idée de cette théorie est que l'attribution de croyances est affaire de procédure, de know-how, plutôt que de théorie. Se projeter dans la situation que rencontre autrui et produire de manière déconnectée les réponses que l'on produirait soi-même dans cette situation. Lorsqu'on comprend autrui, on simule le point de vue de l'autre, et l'on utilise le résultat du processus de simulation pour comprendre l'autre et prédire son comportement. Pour le simulationnisme radical, on peut simuler autrui sans encore disposer de concepts mentaux. La simulation est un processus élémentaire qui ne suppose pas la mise en oeuvre préalable des concepts mentaux mais qui au contraire en conditionne l'acquisition. [...] Il suffit d'avoir la capacité correspondante d'activer des croyances et des désirs en réponse à une situation, c'est-à-dire de former des représentations, pour être capable d'en attribuer.

Decety, Naturaliser l'empathie, 12


Cette théorie ne manque pas de charme, son plus grand étant le fait qu'on peut citer des observations qui la rendent probable.
 

Les recherches actuelles chez l'homme s'accordent sur l'idée que la perception des mouvements et des actions réalisés par autrui, l'imagerie mentale de l'action partagent avec la génération de l'action intentionnelle un ensemble de région cérébrales. [...] Ces études ont donc mis en évidence un recouvrement partiel entre les régions corticales activées au cours de la génération d'une action intentionnelle, sa simulation mentale (imagerie motrice) et la reconnaissance visuelle des actions réalisées par autrui. Elles apportent des arguments en faveur de l'hypothèse d'un codage commun perception - action [...]. Ces résultats offrent une assise neuropsychologique objective au concept de représentations partagées entre plusieurs personnes qui seraient le fondement de la communication sociale et de l'intersubjectivité.
Decety, Naturaliser l'empathie, 14-15


L'équipe de Jean Decety a effectué une recherche qui visualise ce qui se passe dans le cerveau lorsqu'on imagine une action qu'on exécute soi-même et une action exécutée par autrui (aspect endogène vs. exogène). Simulation n'est pas identification, c'est une représentation «comme si». En effet, on observe une nette différence dans l'activité cérébrale dans les deux cas

Lorsqu'on imagine l'action qu'on va exécuter soi-même, la région activée correspond au cortex prémoteur. Par contre, quand on imagine une action dans la perspective d'une troisième personne,
 
the inferior parietal lobule and frontomarginal gyrus were both activated on the right side.

Perrine Ruby / Jean Decety, Effect of subjective perspective taking during simulation of action: a PET inverstigation of agency. Nature Neuroscience, 4 (2001), 546-550, 547.

Le cortex prémoteur est activé également, mais parallèlement d'autres structures cérébrales, en particulier le cortex pariétal de l'hémisphère droit qui joue un rôle spécifique dans la distinction du moi et de l'autre.

L'activation en plus de certaines régions de l'hémisphère droit montre que, lorsqu'on imagine l'autre, on fait un effort de projection en utilisant ses propres données et expériences, mais qu'on distingue nettement entre signaux venus de l'intérieur et ceux du dehors. Nous avons, pour ainsi dire, des organes à cet effet. L'empathie tient donc un juste milieu entre une identification complète (qui est une idée très romantique) et le rejet total de l'objet perçu comme objet étranger, voire incompréhensible et même dangereux. Puisque l'individu sain est capable de «distinguer les actions générées de façon endogène et celles produites par autrui» (Decety, Naturaliser l'empathie, 18), il peut, sans se perdre, se tourner vers le dehors, vers l'autre, et entrer en contact avec lui, d'autant plus qu'on a de bonnes raisons de penser que l'autre n'est pas un être incommensurablement différent - raisons qui sont fondés dans l'ontogénèse de tout membre de l'espèce humaine. Tout ceci n'empêche nullement que le cerveau soit constructif, mais toute construction d'autrui répose sur un ensemble de données exogènes et captées grâce à un mécanisme réceptif, souvent de résonance.

Au fait, n'importe quel bon film à suspense permet d'observer cette réaction, et il serait facile de continuer la liste des déclencheurs de résonances qui permettent de se placer activement dans la perspective d'autrui et d'adopter ses points de vue. Pourvu, évidemment, qu'on veuille se donner la peine.

L'empathie en tant que possibilité a de solides assises dans notre patrimoine génétique. Et elle est motivée par le fait que l'homme n'est pas capable de vivre sans l'assistance d'autrui. Tous les individus de l'espèce humaine font cette expérience élémentaire dès leur naissance. Je veux bien que cette situation de dépendance mutuelle ne soit pas toujours confortable (Freud a décrit les effets négatifs). Mais elle a permis le développement de nombreux procédés de contact. Cela, évidemment, n'est plus une question des seules neurosciences.

La théorie de la simulation telle qu'elle est développée et confirmée par Decety a l'avantage d'offrir un modèle simple de la représentation d'autrui, en accord avec les données biologiques et donc compatible avec une réflexion didactique. Elle est préservée de la confusion du moi et de l'autre par l'élément du «comme si» toujours présent (sans qu'on soit obligé de penser tout de suite à Hans Vaihinger) qui est une mise en garde évitant des projections arbitraires et laissant de la place à l'expérience. Elle présente par conséquent une base suffisamment stable pour l'enseignement interculturel.
 
 
 
 
 

.
.
.
EIN FRAGEBOGEN VON 1783: ÜBER DIE UNGLEICHZEITIGKEIT
 
Es ist bloß Neugier. Durch Zufall stieß ich auf einen Hinweis, der eine Quelle angab, welche sich in den Archives Municipales der Stadt Tarbes (Hautes Pyrénés) befindet. Es handelt sich um einen Fragebogen von elf Seiten, den der Bischof an alle Gemeinden seiner Diözese gerichtet hatte und der vermutlich dazu diente, die Verwaltung des Bezirks zu vereinheitlichen. Wenige Jahre vor der Grande Révolution geben die Antworten eines Pfarrers aus einer kleinen, unauffälligen Landgemeinde Aufschluss über die Verfassung eines solchen Provinzortes der Bigorre. Das Dokument wurde freundlicherweise von Michel Gozard fotografiert und mir zur Verfügung gestellt. In der folgenden Darstellung werden die Fragen in eckigen Klammern nummeriert und die handschriftlich paginierte Seite des Originals angegeben.
 
Es handelt sich um das Dorf Auriébat (Gers), etwa 30 Kilometer nördlich von Tarbes in der Nähe des Adour gelegen, heute eine sehr kleine Gemeinde von 295 Einwohnern. Auriébat ist vermutlich eine spätantike Gründung (villa) in der provincia Novempopulana. Zur Zeit der Befragung stellt sich das Dorf als eine Streusiedlung [9, 610] von 600 bis 700 erwachsenen Einwohnern [13, 611] dar, die fast ausschließlich von der Landwirtschaft leben; der Pfarrer berichtet vom Mangel an Handwerkern (Maurer, Schmiede, Weber, Schneider), die hier offensichtlich nicht ihr Auskommen finden: Der einzige Korbflechter lebt von der Anfertigung von Wiegen [15, 612]. Rechtlich ist das Dorf abhängig von einem Seigneur Lamarque, der in der Gemeinde wohnt und die Gerichtsbarkeit ausübt [5, 610], die höhere Instanz ist das Parlament von Toulouse [6, 610]. Die Steuern werden von der Intendanz in Auch erhoben, die Wald- und Wasserrechte werden von Tarbes aus verwaltet [7, 610].

Der Pfarrer, der die Fragen beantwortet, nennt sich Dominique Depierris. 1783 ist er 62 Jahre alt, 1746, mit 25 Jahren zum Priester geweiht, in der Gemeinde Auriébat seit 1749. Er stellt sich folgendermaßen vor:
 
 
Quel est le nom & surnom du sieur Curé; son âge; son diocèse; est-il gradué; depuis quel temps est-il Prêtre; & depuis quand travaille-t-il dans le Ministère?
[1, 609]
Dominique Depierris, 62 ans, né dans cette diocèse; prêtre depuis 1746, gradué, ayant toûjours travaillé dans le ministère.
.

Depierris erhielt die Weihe vom Großmeister des Malteser-Ordens, Emmanuel Pinto, trat jedoch nicht in denselben ein, sondern wurde Weltpriester [2, 609]. Wir werden sehen, dass er ein genauer Beobachter ist, offen für das geistige Leben seiner Zeit, soweit es zu ihm dringt, nicht ohne Humor und Ironie.

Zunächst ist es interessant, was der Bischof - über die Angaben zur Person hinaus - eigentlich wissen wollte. Von den insgesamt 45 Fragekomplexen befassen sich 15 unmittelbar mit der Verwaltung von Einkünften und Ausgaben der Gemeinde, andere Fragen, zum Beispiel die, ob zweimal die Messe gelesen werde, nehmen darauf Bezug. Einen weit geringeren Umfang als die Klärung der Finanzen haben Fragen zu Personen und Einrichtungen der Gemeinde und zu deren innerer Verfassung; immerhin geben die ausführlichen Antworten des Pfarrers einen guten Einblick in das dörfliche Leben.

Berichten wir also zunächst über die finanziellen Verhältnisse der Pfarrgemeinde. Im Gebäudeinventar befinden sich die Kirche und das Pfarrhaus. Über die Kirche erfahren wir wenig, außer dass ihr Schiff auf Kosten der Gemeinde repariert wurde [41, 618]. Sehr viel ausführlicher äußert sich Depierris über sein Pfarrhaus: Es ist zweistöckig, genauso groß «en longueur, largeur et hauteur» wie die Kirche; im Erdgeschoss befinden sich ein Speicherraum (Kornspeicher, Weinkeller), eine Küche, ein Speiseraum sowie Büroräume; auf der Etage ist ein großer Saal (salle de compagnie) und vier Schlafräume mit Abstellräumen (bouges) und zwei «cabinets». Ergänzt wird das Anwesen durch eine Scheune, Ställe und einen Garten - insgesamt eine recht behagliche Wohnsituation, die davon zeugt, dass es um die Einkünfte des Pfarrers nicht schlecht bestellt ist, denn er vergisst nicht zu erwähnen, dass er das Pfarrhaus erneuert (rebâti) und auf seine Kosten erweitert hat [42, 618]. Weitere kirchliche Gebäude gibt es nicht, auch kein Hospital, kein Schulhaus.

Die Einkünfte der Pfarrei beruhen natürlich im Wesentlichen auf dem Zehnten, der dîme. Depierris beziffert das Aufkommen mit 800 bis tausend Livres [28, 615], wovon neun Teile an ihn gehen, ein Viertel geht in die Gemeindekasse (fabrique), drei weitere vermutlich an die Diözese. Das kann ich nicht deutlich entziffern. Allerdings sind das nicht die einzigen Einkünfte des Pfarrers. Auf drei Häuser seiner Wahl bezieht er eine Art Grundsteuer in voller Höhe; und im übrigen gibt es auf einzelne Dorf-Viertel eine Fülle von Einzelrechten verschiedener Besitzer. Insgesamt dürften 4150 Livres an den Pfarrer gehen [8, 610] , der auch schon einmal einen Prozess gegen die Einwohner geführt hat, die ihm seinen Anteil an dem Zehnten für die Mais-Ernte streitig gemacht hatten. Depierris ist kein schlechter Geschäftsmann und achtet auf die Ablieferung:

Fait-on les diligences nécessaires pour faire payer            oui
les personnes qui lui sont redevables?
[33, 616]

Allerdings bezahlt er zwei Vikare und hat ihnen das gesamte «casuel» abgetreten, eine an den Feiertagen erhobene Abgabe, die allerdings wohl wenig einträglich ist [18, 612]. Daher klagen die beiden Vikare auch über die geringen Gebühren für die Messe (10 sous): In der Nachbardiözese Auch sind die Gebühren höher (12 sous).

Ein Problem für Depierris ist die Anwesenheit eines weiteren Kirchenmanns in seiner Gemeinde, dem er herzliche Antipathie entgegenbringt. Dieser bezieht eine Präbende aufgrund seiner Titel und Rechte, welche von Depierris angezweifelt werden. Aus diesem Grund fällt auch die Schilderung des 47-jährigen Konkurrenten recht negativ aus: Er liest nur sein Brevier und wohnt sonntags der Messe bei [19, 612]. Der Rechtfertigung der großzügigen Einkünfte des Pfarrers dient wohl der Vergleich mit dem tatenlosen Kirchenmann: Dass diesem Menschen die ganze dîme eines Dorf-Viertel zusteht, empört den Berichterstatter sichtlich [43, 618].

Die Verwaltung des Teils, der in die Gemeindekasse fließt, folgt den Regelungen. Es wird öffentlich einmal jährlich Bericht erstattet, verantwortlich ist ein für ein oder zwei Jahre gewählter Marguillier. Er besitzt auch einen der drei Schlüssel des Tresors, der allerdings nur die Akten enthält; das Geld behält der Marguillier aus Furcht vor Diebstahl in seinem Hause [40, 617].

Dem Pfarrer ist verständlicherweise daran gelegen, seinem Bischof ein geordnetes Gemeindeleben vorzuführen. So wird der Gottesdienst gemäß den Vorschriften abgehalten, der Katechismus in Anschluss an die Messe erteilt, damit die von weither kommenden Kinder an dem Unterricht teilnehmen können [21, 613]; die Register sind in sorgfältiger Ordnung: «Je réponds de l'exactitude et du bon ordre des registres des baptêmes & mariages et des registres mortuaires écrits séparément, depuis que je suis chargé de les dresser. il y a des lacunes dans les années précédentes; et les plus anciens ne remontent qu'à l'année 1638.» [25, 614]. Der Friedhof wurde 1778 visitiert [27, 614], die Gemeindekasse ist sorgfältig geführt [29, 615], [31, 615] und jedes Gemeindemitglied hat Zutritt zu der öffentlichen Versammlung des Rats [30, 615].

In der Gemeinde wirkt eine Hebamme, die auch befähigt ist, im Notfall die Taufe zu spenden [26, 614], angesichts der Kindersterblichkeit und der weiten Wege zwischen den Behausungen keine überflüssige Befähigung. Allerdings blickt der Pfarrer ein wenig ironisch auf die sonstige Qualifikation: «il y a une sage-femme assés habile pour administrer le baptême; et prétendant que c'est là la partie la plus essentielle de son art, elle ne craint point de l'exercer, quoique très ignorante dans l'autre partie».

Auch eine Schule gibt es. Dazu erfährt man:

«il y a un maître d'école payé par ceux des habitants qui ont à lui envoyer des enfants, auxquels il enseigne à prononcer des mots écrits et à en écrire de mal orthographiés [...] il y a aussi une espèce de Maîtresse d'école qui assemble quelques filles dans une maison de maître, pour leur faire ses leçons» [23, 613], [24, 614]. Der abwertenden Beschreibung entnimmt man, dass das Bildungsniveau nicht allzu hoch ist - freilich bleibt es bemerkenswert, dass überhaupt ein rudimentäres Schulwesen installiert ist. Es scheint jedoch keine kirchliche Einrichtung zu sein, sonst wäre der Bericht ausführlicher und positiver. Der Unterricht für Jungen findet in einer «salle commune» statt, der für Mädchen bei einem (wohlhabenden) Bürger («maison de maître»). Dem Pfarrer ist wohl eher an der Moral gelegen, denn er vergisst nicht zu erwähnen, dass die 40 Jungen und die Mädchen in der Schulzeit keinen Kontakt miteinander haben [24, 614].

Seinen Schäfchen stellt der Pfarrer, was deren Sittsamkeit betrifft, das beste Zeugnis aus: Von der Erlaubnis, auch in außerordentlichen Fällen die Absolution zu erteilen, hat er «rarement eu occasion d'en faire usage» [3, 609]. Er bescheinigt den Angehörigen der Gemeinde «bonté», «candeur», «droiture» und «amour du travail» [14, 611], was auf ganz idyllische Verhältnisse schließen lassen könnte, wie sie die Literatur des 18. Jahrhunderts häufig beim Landvolk heraufbeschwört oder Greuze in seinen Bildern inszeniert. Dominique Depierris ist weniger romantisch. Er führt die Tugendhaftigkeit auf zwei Ursachen zurück: «L'intérêt propre pourrait bien être le premier mobile de ce goût» und auf den Mangel an Gelegenheit: «ils ont très peu de vices; parce qu'étant isolés en familles dans leurs maisons dispersées», unterliegen sie nicht den Versuchungen, die ein «fréquent commerce réciproque» produziert. Das scheint ein durchaus realistisches Bild. Daraus folgt, dass auch das religiöse Leben frei ist von überschwenglichen Vorstellungen und Eiferertum; eine nicht genehmigte Bruderschaft gibt es hier nicht: «il n'y a jamais eu de confrérie; parce qu'on a prévu, sans doute, qu'il y auroit nécessairement des abus» [36, 618]. Eine besonders schwierige Aufgabe hat der Pfarrer unter diesen braven Landleuten gewiss nicht. Über ideologische Fragen wird hier nicht gesprochen, über Geld schon.

Es scheint, dass sie neuere Methoden des Ackerbaus anwenden - die betreffende Passage [15, 612] ist allerdings nur zum Teil lesbar. Es muss hier unentschieden bleiben, inwieweit die neuen Verfahren Einfluss gehabt haben. Der erwähnte Maisanbau - noch heute eine charakteristische Ackerpflanze der Gegend - lässt auf Viehwirtschaft schließen. Weniger modern geht es auf anderem Gebiet zu. Im Formular des Bischofs taucht - auf den ersten Blick überraschend - die folgende Frage auf:
 
 
Quel est l'usage de la Paroisse pour les Orages? y fait-on des Exorcismes ou autres Prières différentes de ce qui est prescrit par le nouveau Rituel?
.
[22, 613]
Pendant les orages on sonne les cloches: aussi le clocher et les sonneurs ont-ils été foudroyés deux fois depuis moins de cinquante ans. nous serions foudroyés nous mêmes par les habitants, si nous voulions empêcher cette sonnerie.

Die Frage des Bischofs, wie man sich bei Gewitter verhalte, ist ein Modernitäts-Test. Selbstverständlich ist die Erfindung des Blitzableiters durch Benjamin Franklin auch in Südfrankreich bekannt; liegt sie doch fast 40 Jahre zurück. Wie alles Neue unterliegt seine allgemeine Einführung beträchtlichen Widerständen.
 

 
Dabei war die Elektrizität eine ausgesprochen modische Energie. Depierris fährt fort: «je voudrois inspirer plus de confiance en un para-tonnerre électrique que je m'occupe à faire dresser sur notre clocher très élevé: mais afin qu'il leur parût doué de quelque vertu, il faudroit qu'il fût consacré par quelque bénédiction dont les physiciens n'ont pas témoigné faire assés de cas jusqu'à présent». Die Reaktion des Pfarrers auf dieses ländliche Beharrungsvermögen ist nicht ohne Ironie: «Nous faisons toujours, au reste, les exorcismes et les prières, le rituel à la main: aussi jusqu'à présent avons-nous été garantis personnellement de la foudre.»

Diese, bereits von Dominique Julia zitierte Passage ist ein hübsches Beispiel für die Ungleichzeitigkeit von Bewusstseinsständen. Wenige Jahre vor der Revolution, die auch für diese Region einschneidende Veränderungen bringen wird, herrscht hier, zumindest an der Oberfläche, die Ruhe der Tradition. In wesentlich dramatischerer Form können wir den historischen "time lag" in unseren Tagen miterleben.

.

.
.
LES MOI
 
Je dors. J'ai l'impression que cette phrase est très inexacte, floue. Qui dort? Qui est «je»? Pas mon corps, de toute façon, car il continue à fonctionner: le coeur bat, la respiration marche, les jambes, les bras changent de position. Le cerveau donc, ce qui est également faux, car il n'arrête pas de travailler: il surveille la température, les sens portes vers le dehors, prêt à déclencher l'alarme à tout moment. Une partie du cerveau alors, le cortex, le siège de la conscience, serait-ce le vrai moi?

Je dors. Tout à coup, une image: les yeux fermés, je vois un écran d'ordinateur qui s'éteint brusquement et j'entends le bruit caractéristique d'un ordinateur qui se plante. C'est la première fois que je fais ce rêve. Mais il fonctionne à merveille: petite frayeur, je me réveille. En effet, je dois aller aux toilettes faire pipi.

Classique, direz-vous. Ni l'appel du corps source de rêves n'est vraiment une suprise ni même la composition de l'appareil psychique de différentes instances dont, d'ailleurs, la plus grande partie reste inconsciente, comme Freud l'a démontré. Les neurologues d'aujourd'hui, Le Doux par exemple, lui donnent raison. Mais il est surprenant d'en faire l'expérience. J'ai, paraît-il, un cortex créatif, qui a composé, à l'intention de mes amygdales, un nouveau scénario, évidemment avec des souvenirs, dont il était sûr qu'il allait me réveiller. Comme un metteur en scène qui connaît bien son public.

C'est une drôle d'idée que «je» soit composé. Finalement, mes amygdales ne sont pas moins moi que mon cortex, non? Encore un mot dépucelé. Et pas n'importe lequel. Une consolation: il semble que les différents composants du moi soient faits pour s'entendre. Au moins pour le moment.
 
 
 

.
.
.
NATHALIE WERNSING, ACTRICE
 


 

Contact: tél. (0) 40-57 12 82 81 (Hambourg) - 0179-28 41 410 (portable)
.
.
.
VIENT DE PARAÎTRE: JÉSUS ? DE MICHEL GOZARD
 
Notre ami Michel Gozard (voir la «Lettre du Père Clément») vient de publier un livre longtemps médité: «Jésus? Une histoire qui ne peut pas être de l'Histoire». Gozard y montre, à l'aide d'arguments philologiques et historiques, que le personnage de Jésus est une synthèse littéraire, non un acteur réel ayant vécu à une époque déterminée.
«Il est inconfortable de penser qu'un des piliers de notre civilisation repose sur du vide», dit l'auteur et il a raison. Mais la critique éclairée et le bon sens ne sont pas moins l'héritage de la civilisation occidentale: une grande consolation!
 
 
Michel Gozard...............................................................................................
Jésus? Une histoire qui ne peut pas être de l'histoire
Paris: Publibook 2002
www.publibook.com
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.

 

.
.

.
.
.LES CONSTRUCTEURS DE RUINES


 

La formation des professeurs de français:

Dans les années soixante-dix, les formateurs ont quatre heures par semaine pour se former eux-mêmes. Vers 1980, on réduit ce contingent à deux heures.

Dans les années quatre-vingt-dix, on invente le BDU, l'enseignement donné par les stagiaires: du coup, impossible de travailler sérieusement sur les questions pédagogiques, de faire des expériences, d'écrire des articles didactiques avec les stagiaires. Par contre, on invente «l'apprenant autonome», ce qui veut dire que les stagiaires seront désormais beaucoup moins encadrés.

Le mémoire à rédiger à la fin de la formation est réduit à trente pages au plus. Les formateurs voient les stagiaires cinq fois en classe au lieu de huit ou dix fois.

En 2004, on diminue encore le temps libre des formateurs.Rappel: ce n'est pas le temps où ils ne foutent rien, c'est le temps accordé pour s'instruire.

La même année, on dissout une structure jusque là bien établie qui permettait aux formateurs de se rencontrer une fois par an et de discuter sur les développements les plus récents en pédagogie. Déjà mise en route: la destruction des structures administratives qui assuraient la qualité de l'enseignement et de la formation.

On prévoit le changement du statut des formateurs, ce sera moins cher (et moins bon).

Le parapluie PISA de la Finlande...----------------------------------------... et le modèle allemand

Le français en classe:

Dans les années soixante-dix, le français devient matière à option. En Rhénanie-Westphalie, on peut passer le baccalauréat avec une seule langue étrangère.

Les cours sont réduits: le français à partir de la classe 9 est réduit à quatre heures (et encore: il a fallu l'intervention des formateurs pour sauver la quatrième heure) au lieu de six auparavant. Le français à partir de la classe 7 perd une heure en classe 9 et 10.

En classe 11, le seul "Grundkurs" est possible: réduction à trois heures. Le "Leistungskurs" en première et terminale perd une heure. Heureusement, en 2000, Mme Behler (alors ministre à Düsseldorf) accepte les recommandations de ma lettre de 1999 et oblige les élèves à prendre ou deux langues étrangères ou deux sciences jusqu'au bac. Ce n'est qu'un intermède: on augmente le nombre des cours à donner par les professeurs et le nombre d'élèves dans une classe. Par contre, on réduit le nombre des contrôles.

L'étude PISA déclenche une vraie hystérie en Allemagne. Seule voie de salut: les «standards» (qui produiront sans aucun doute une diminution de la qualité). Le baccalauréat central viendra en 2007.

Les prescriptions pour le programme des classes préparatoires indiquent aux professeurs que les textes oraux ou les films ne joueront aucun rôle au bac 2007. Désormais, le français se passera sur du papier uniquement. On dit que c'est pour des raison économiques: il coûterait trop cher de produire un CD pour tous les établissements, ou: beaucoup d'établissements ne sont pas équipés. Quels cours ont-ils donnés, jusqu'alors? On fixe donc le niveau à la mesure du plus faible. Autant dire que le sort du français est jeté, à jamais.

Voici un extrait du livre que tous les élèves devront lire en classe 12 (première):
 

Elle était surprise elle-même de son assurance, mais soudain, c'était comme si elle ne craignait plus personne, comme si sa timidité et ses scrupules avaient fondu et qu'elle était prête à tout.
- J'ai vraiment besoin de ces deux mille francs... Tout de suite...
- On verra... Il faudra d'abord être très gentille avec moi... [...] Reste debout devant moi... Déshabille-toi...


C'est ce qu'on appelle de la qualité littéraire! Au fait, cet extrait ne me choque pas vraiment, le bouquin est long et ennuyeux, tout simplement.

Mini-succès (février 2005): ce texte a disparu des consignes. Ça n'empêche pas que les deux conséquences les plus dangereuses de ce bac central subsistent:
.
1. Un ennui magistral. Car les professeurs auxquels on a donné une liste d'oeuvres, les traiteront sur toutes les coutures, pendant des mois, de peur de mal préparer leurs élèves. Et rien d'autre. Jeunes gens qui lisez le «Tartuffe» préparez-vous à mâcher pendant des heures interminables a) le comique de Molière (qu'est-ce que ce sera amusant!), b) l'histoire de Port-Royal, des jésuites etc. sous Louis XIV, c) la condition de la femme aux 17e siècle, d) le classicisme etc. etc. Je ne dis pas que tout cela soit nécessairement inintéressant, mais vous n'aurez pas le temps de vous approprier vraiment ces sujets - car vos professeurs sont souvent mal préparés par l'université - de trouver votre Molière, un Molière étudié, découvert et compris, surtout pas le temps de lire à droite et à gauche - cette comédie vous hantera!

2. Une médiocrité ambiante. Elèves, vous n'avez rien compris à ce charabia? N'ayez pas peur. Citez courageusement «Aimez donc la raison», et votre professeur sera content et marquera un point: «L'élève connaît le classicisme.». Car c'est lui qui corrige vos devoirs. Vous n'avez pas besoin d'avoir compris cette phrase. Les «standards» ont toujours la tendance de fixer un minimum du savoir, une apparence de savoir; ils ne laissent aucune place au risque, à des voies nouvelles.

Prochaine action: la réduction du temps d'apprentissage à douze ans en tout, jusqu'au baccalauréat. Évidemment, rien n'est prévu pour que l'école commence plus tôt, en maternelle par exemple.

Certes, il y a aussi de bonnes choses qu'on a faites, par exemple le nouvau programme pour la classe 5 à 10. Il a été écrit par des formateurs.
 

.
 
 
 


___________________________________________________________________________________________________

LIENS
___________________________________________________________________________________________________

Des juges de la bonne ville de Hambourg ont décidé en 1998 que celui qui établit un lien sur un autre site internet, est responsable du contenu de ce site. C'est tout à fait aberrant, car, évidemment, on ne saurait être responsable de textes et images que publie un autre et qu'on ne connaît peut-être même pas; mais pour déjouer l'astuce de la justice allemande je déclare ici solennellement que je ne m'identifie aucunement avec les contenus d'un autre site que le mien. Gare aux surfers!

Liebe Richter,
hiermit erkläre ich feierlich, dass ich mich mit den Inhalten der von mir angegebenen Interet-Seiten nicht identifiziere, was deren Verfasser vermutlich auch nicht wünschen, und dass ich keine Verantwortung für Inhalte übernehme, die ich nicht selbst ins Netz gestellt habe. Schöne Grüße nach Hamburg!

avw
 

Une page sur les questions linguistiques se trouve chez DIRK SIEPMANN. Jetez donc un coup d'oeil sur ce site intéressant.

Notre ami, l'écrivain DENIS EMORINE vient de mettre son site sur Internet. Vous y trouverez des informations sur sa vie et son oeuvre littéraire.

CLAUDE LUEZIOR est un auteur et médecin suisse. Vous avez vu peut-être deux de ses textes sur ce site. Pour faire plus ample connaissance, allez chez lui:
www.claudeluezior.weebly.com

http://madamebaguette.tumblr.com/ Voilà le site de mon ami Pierre Sommet qui a écrit un livre sur les mots français entrés dans la langue allemande. Prenez donc de lui nouvelles !

.
.