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Wolf Wucherpfennig


fildevie

 

Wie der Tod das Lächeln lernte

 

 

Der Tod, so sollte man denken, muss doch recht dumm, oder sagen wir lieber, beschränkt sein, dass ihm die Einförmigkeit seines Tuns nicht beschwerlich wird. In Wirklichkeit aber leidet er darunter, und deswegen trägt er jenes gefrorene Grinsen im Gesicht, das die Lateiner Risus Mortis nennen. Wie es dazu kam, ist freilich eine eigene Geschichte.

              Früher nämlich war das ganz anders. Früher einmal war der Tod ein ewiges Kind, spielte mit den Lebensfäden, zerriss ein paar mutwillig, ließ andere über seinen Handrücken gleiten und freute sich am Farbenspiel. Irgendwann aber, zuerst unmerklich, dann immer schneller, wuchs die Zahl der Lebensfäden; das Zerreißen wurde vom Spiel zur Aufgabe, denn schließlich sollten die menschlichen Lebensfäden ja nicht den gesamten Raum der Oberen Leitung einnehmen. Auch wenn die Obere Leitung ihre Geschäftsräume umbaute und erweiterte – ein metaphysischer Raum lässt sich nicht so problemlos erweitern, wie die gedankenleeren Räume in unseren Computern; Phantasie und Denken setzen ihm Grenzen.

              Der Tod dachte daran, sich ein Gerät zu besorgen, das ihm die Arbeit erleichterte. Eine Sense, welche die Menschen ihm gerne in die Hand geben, ging nicht an, denn die Lebensfäden wachsen nicht wie Blumen von unten nach oben, so dass sie bequem gemäht werden könnten, sie hängen wie Pilzfäden von der Ewigkeit herunter in die Zeit. Daher griff der Tod zur Gartenschere. Doch wer jemals mit den Händen über Kopfhöhe arbeiten muss, der weiß, wie anstrengend das ist. Der Tod kam mit dem Abschneiden nicht mehr nach, die Lebensfäden wurden länger und stärker, hingen schließlich wie Lianen bis zum Boden herunter und wickelten sich um seine Füße. So blieb ihm nichts andres übrig, als sich mit der Machete einen Weg durch den Urwald der Lebensfäden zu bahnen. Aber wenn er sich auch mit zusammengebissenen Zähnen und wehem Arm Platz verschaffen konnte – es war nicht im Entferntesten daran zu denken, die Lebensfäden auf ein überschaubares Maß zurückzustutzen.

              Da, als er schon aufgeben wollte, begannen die Lebensfäden zu verdorren. Die Menschen hatten nämlich begonnen, die Welt nach Zahlen zu ordnen, um so Wohlstand und Glück herzustellen. Was sie vorfanden, was sie herstellten, taten, dachten und fühlten, alles wurde evaluiert, standardisiert, kontrolliert und patentiert. Auf diese Weise verlernten sie die Sehnsucht, und auch wenn sie weiterlebten, länger noch als früher, so waren sie in Wirklichkeit schon gestorben. Nur bemerkten sie es nicht. Denn es ist nun einmal die Sehnsucht, die uns innerlich am Leben erhält.

Als er sah, wie die Lebensfäden der meisten schon in der Kindheit zu verdorren begannen, fing der Tod an zu lächeln, zuerst erleichtert, dann spöttisch. Und schließlich musste er laut und anhaltend lachen. Aber über die Dummheit der Menschen zu lachen, ist auf die Dauer recht langweilig. Die Arbeit war zu Ende, doch das Spiel mit den bunten Lebensfäden konnte der Tod nicht wiederbeleben. Er ging hin und her durch die Räume der Oberen Leitung, lauter verdorrte Fäden über seinem Kopf, nur hier und da einer, länger und bunt, der das Auge erfreute. Das Lachen des Todes erstarb, wenn man das so sagen kann, es wurde zum Lächeln, das ihm auf den Zähnen gefror und dort stehen blieb.



 

 Comment la Mort apprit à sourire

 

On dirait que la Mort est assez bête ou, pour être plus exact, assez bornée pour ne pas sentir que sa tâche est une chose pénible. En réalité, elle en souffre, et c’est pourquoi elle porte sur son visage ce sourire médusé que les Anciens appellent risus mortis. Mais comment il en fut ainsi, c’est une autre histoire.

Parce que, jadis, c’était bien différent. Jadis, la Mort était un éternel enfant, jouait avec les fils de la vie, en déchirait quelques uns avec folâtrerie, en faisait glisser d’autres sur le dos de la main, se réjouissant à leur jeu multicolore. Mais un jour, d’abord insensiblement, puis de plus en plus vite, le nombre des fils de vie augmenta ; les déchirer changea de jeu en corvée, car, finalement, les fils ne devaient pas remplir tout l’espace du Conseil Suprême. Même si le Conseil Suprême transforma et agrandit ses bureaux – l’espace métaphysique ne s’élargit pas sans difficulté au contraire de l’espace vide de pensées de nos ordinateurs ; l’imagination et la pensée le limitent.

La Mort eut l’idée de se procurer un outil qui pût simplifier son travail. Cependant, la faux que les hommes aiment lui mettre à la main, ne pouvait jamais suffire, car les fils de vie ne poussent pas comme les fleurs de bas en haut, de façon qu’on peut les couper facilement, mais ils sont suspendus comme des fils des champignons dans l’éternité pour descendre jusque dans le temps. Alors la Mort prit le sécateur. Mais tout un chacun sait que devoir travailler avec les mains au-dessus de la tête, c’est fatigant. La Mort n’arriva plus à couper tous ces fils, ils s’allongeaient toujours plus et gonflaient, pendaient comme des lianes et s’enroulaient autour de ses pieds. Elle ne put faire autrement que de se frayer un chemin à la machette à travers la forêt vierge des fils de vie. Même si, les dents serrées et le bras endolori, elle arriva à se faire de la place, elle n’avait pas la moindre chance de les tondre raisonnablement.

A cette époque, quand elle voulait déjà abandonner, les fils de vie commencèrent à se dessécher. Parce que les hommes avaient commencé à arranger le monde avec des chiffres pour créer ainsi prospérité et bonheur. Ce qu’ils trouvaient dans le monde, ce qu’ils produisaient, faisaient, pensaient et sentaient – tout fut évalué, standardisé, contrôlé, breveté. Ainsi désapprirent-ils l’attente passionnée, et même s’ils continuaient à vivre, plus longtemps qu’avant, en réalité ils étaient déjà morts sans s'en apercevoir. Car c’est l’attente ardente qui nous tient en vie.

Voyant que les fils de vie se desséchaient déjà pendant l’enfance, la Mort commença à sourire, d’abord soulagée, puis goguenarde. Et finalement, elle dut éclater de rire, brutalement et assidûment. Mais rire de la bêtise humaine, à la longue, c’est ennuyeux. La corvée était terminée, mais le jeu avec les fils multicolores ne pouvait plus renaître. La Mort traversa les espaces du Conseil Suprême, les fils desséchés au-dessus de la tête, seulement ci et là un fils plus long et coloré qui faisait plaisir à voir. Et son sourire expira pour ainsi dire, se figea sur ses dents et y restait pour toujours.


Traduit par avw

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